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Avant de tourner définitivement la page sur le post hardcore shoegaze de Nord, Year of no Light distribue sur trois split des morceaux enregistrés avec leur chanteur avant qu'il ne s'en aille. Des trois splits, celui-ci devrait satisfaire les fans de Nord. "Adoration" pourrait être une chute de studio s'elle n'était pas créditée comme ayant été enregistrée, mixée et masterisée sur un studio portatif. Absolument pas original pour ce groupe mais cohérent avec son identité. Karysun en revanche n'a pas été enregistré à la va vite et ça s'entend. On croirait entendre tout un groupe alors qu'ils ne sont en fait que deux pour asséner une salve de postcore rappelant Cult of Luna mais à un tempo hautement plus élevé puisque tout s'achève en quatre minutes. Rien non plus de novateur sans pour autant que l'on ait à s'en plaindre. Pas de prise de risque donc pour l'acheteur ni pour les groupes. Espérons qu'à l'avenir ils en prendront plus.
http://yearofnolight.free.fr/
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six magics
behind the sorrow - 2010 [metal symphonique] coroner records
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Alors que "Run" débute comme un titre de heavy mélodique lambda, un sample extrait d'un reportage sur le 11 septembre interrompt le cours du morceau. "Explosion avant l'arrivée de l'avion, machination de la CIA ...". Le refrain conspirationniste s'interrompt et les paroles prennent alors un sens beaucoup moins vide mais que l'on aurait aimé moins rempli d'un tel ramassis de connerie. Ce thème ne semble pas être exploré sur le reste du disque puisque passé cette "prise de risque idéologique", le heavy surproduit de Six Magics lance la voix d'Elizabeth Vasquez, de toute la force de l'ex-producteur de Dream Theater derrière les manettes, sur le devant de la scène. Les riffs ne respirent plus, canalisés par la voix et un clavier synthétique censé rajouter un élément symphonique aux ritournelles mielleuses du groupe. Il y a pourtant de quoi faire dès que le clavier et que la chanteuse se taisent. Ces brefs moment de répit sont ceux qui m'ont permit de tenir le choc durant le disque et ils plairont surement beaucoup aux fans de metal et de chansons pompeuses tendant parfois même vers la variété ("It's not the way" fait penser à du Barbara Streisand avec des guitares). Rien de moins que de la pop baveuse agrémenté de heavy trop bien senti pour être gâché dans un tel concept.
http://www.sixmagics.cl/
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living corpse
metaphysical collapse - 2010 [metalcore] coroner records
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Décrit comme un groupe de thrash-core, Living Corpse n'a de core qu'un tempo rapide et de thrash pas grand-chose. Plus At the Gates que The Haunted, le metal de ces italiens file de titre en titre sans laisser de trace. Il y aurait bien deux passages sympathiques, la conclusion de "Zero is the zenith of the sun" et de "Supplying my lust", mais ils disparaissent bien trop rapidement pour faire grande impression. Le registre vocal du hurleur est bien maigre de même que ses lignes de textes, aussi interchangeables que les riffs qui les accompagnent. Les cymbales atténuent aussi beaucoup l'impact des riffs. Seul point positif, Metaphysical collapse ne dure que trente deux minutes. Peu de temps perdu donc pour se rendre compte de l'inutilité de l'objet. Et dire qu'il leur aura fallu dix ans pour en arriver là ...
http://www.myspace.com/livingcorpseassault
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rise to fall
restore the balance - 2010 [death mélodique] coroner records
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Dès l'intro au clavier du premier titre le genre est déjà défini : Death mélodique à la Soilwork, entre Natural born chaos et Figure number five. D'origine espagnol, ce jeune groupe ne déroge pas au canon défini par les suédois. Leur musique est seulement moins mélodique, et aussi largement moins efficace, pour de nombreuses raisons. Le chanteur n'est tout d'abord pas aussi apte au chant clair mais use plutôt de growlq sans se risquer à des élans mélodiques qu'il ne pourrait tenir. Les mélodies s'évaporent donc à peine jouées et les parties plus puissantes sont étouffées par une batterie trop synthétique. Malgré tout, en comparaison de tout ce que j'ai pu entendre dans le genre, leur musique n'est pas assez putassassière pour valoir d'être descendue en flèche. J'en resterais donc à un constat décevant mais pas dénué d'espoir pour la suite.
http://www.myspace.com/risetofallmetal
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A ce stade du phénomène, il faudrait vraiment être un nouveau né pour ne jamais avoir entendu au moins une fois tous les clichés du genre que contient ce disque. D'origine italienne, ce jeune groupe de metalcore ne retient que peu de choses de son origine géographique, en dehors de la voix du chanteur, et suit surtout les marques laissées par Killswitch Engage et Dark Tranquility. Clavier et guitare synthétique, rythmique mécanique et paroles copiés sur Linkin Park. Ce groupe pourrait aller loin s' il avait sorti ce même album il y a trois ans. En plein coeur de la mode il aurait surement intéressé quelques fans gourmands des disques du genre. Aujourd'hui repus, Intoxicated porte très bien son nom puisque c'est ce que risque de causer le trop plein de refrains et de riffs mélodiques entourés de mosh part aux fans des artistes précédemment cités. Encore un groupe qui ferait mieux de s'acheter une nouvelle religion avant que le vent ne tourne totalement en sa défaveur, si ce n'est pas déjà trop tard.
http://www.myspace.com/thefallenwithin
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disarmonia mundi
the isolation game - 2009 [thrash death mélodique] coroner records
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Des groupes peu originaux il en existe des milliers. Des groupes qui invitent le chanteur du groupe dont ils font beaucoup plus que s'inspirer il n'y en a par-contre pas des masses. Disarmonia Mundi est donc un clone de Soilwork avec en plus a charge d'inviter Björn Strid sur plusieurs chansons afin que l'illusion soit complète et que leur disque ressemble d'autant plus à une compilation de face B de Stabbing the drama. Correct sans jamais dépasser la barre du "supportable, mais pas trop", leur chanteur attitré choisit de piller en plus In Flames en alternant cris rauques et aigus avec une voix mélodique emo. Tous les attributs se lisent ensuite comme une liste de course pour un groupe du genre : batterie triggée, son compressé et refrains mélodiques à tous les étages. Impossible même de les taxer de débutant puisque The isolation game est leur quatrième disque ! L'industrie du cinéma connait le direct to vidéo, voici le direct to bac à soldes.
http://www.disarmoniamundi.com
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reno divorce
tears before breakfast - 2009 [punk rock] I Scream Records
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Reno Divorce n'est pas un groupe de nouveaux venus dans le milieu keupon. Le groupe de Denver existe en effet depuis près de 15 ans, 15 ans qu'on se prend dans la gueule tant leur recette parait familière. En effet, les riffs et mélodies de ce Tears Before Breakfast sont simples et très facilement mémorisables, de quoi faire un album blindé de tubes. Sauf que là, passés les trois premiers morceaux, hits en puissance entre Social Distortion et Green Day, l'album décline peu à peu niveau inspiration. Mais bon, dans son ensemble, ce nouvel album de Reno Divorce n'est pas déplaisant, remettant au goût du jour un feeling punk mélodique qui a plus de gueule et surtout plus de sincérité que la vague "teenage MTV punk" du début des années 2000. Sympathique sans être réellement marquant...
http://www.myspace.com/renodivorceonlinecom
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Le moins que l'on puisse dire c'est que Spiritual Dissection est influencé par Necrophagist et le leur rend bien. Originaire de Picardie, leur death metal technique s'autorise donc de petites déviations progressives, mais préfère la plupart du temps foncer tête baissée avec la même virulence que leur confrère allemand. Malheureusement, l'hommage n'est pas très original, bien que le résultat soit efficace par rapport aux normes du genre. En fait, ce qui manque surtout à ce disque c'est un peu de feeling dans les solos et des riffs plus mémorables en plus de toute cette technique et de cette vitesse. Le nom est cependant à retenir pour voir ce qu'ils pourront donner par la suite.
http://www.myspace.com/spiritualdissectionmetal / http://www.spiritualdissection.com/
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Bien que leur premier album partageait leur titre avec une de mes bandes dessinées favorites, je ne m'étais pas penché sur le cas de War from a Harlots Mouth m'attendant à un autre groupe de deathcore. Un de plus, un de moins ... Ce deuxième effort me prouve le contraire, grâce à un mélange d'influences allant du hardcore jusqu'au doom. Le résultat donne une sorte une metalcore sympathique qui pourrait être par-contre bien meilleur si WFHM se décidait à enregistrer une collection de chansons et non une collection d'idées éparses et déstructurées. Between the Buried and Me à leur début et Into the Moat sont les deux références qui me viennent à l'esprit, ce qui n'est pas un mal. Chaque musicien est de toute évidence talentueux, tout particulièrement le batteur dont l'instrument est placé le plus en avant dans le mix. Malheureusement, tout ceci ne fait pas d'eux un groupe très intéressant. En résumé, In shoals est une solide collection d'idées pouvant servir de vitrine pour les diverses tendances musicales des cinq dernières années. En un mot ? Mouairf.
http://www.myspace.com/warfromaharlotsmouth
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hunab ku
the gaze inward - 2007 [metal patton] black sheep records
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Les groupes atteints d'un déficit de l'attention sont amusants tant qu'ils ont quelque chose à dire. The Dillinger Escape Plan ou Genghis Tron dès leur débuts sont de ceux-ci et continuent d'explorer de nombreuses avenues dans le cadre d'une seule chanson. La différence entre ceux-ci et Hunab Ku est dans l'originalité de cette exploration. La confrontation des styles et des ambiances a-t-elle déjà été faite auparavant? Hunab Ku, malheureusement, peut être trop facilement catégorisé pour que leur myriades de variations ne sentent pas un peu le réchauffé. Un seul nom suffit donc à résumer ce groupe : Mike Patton. Je ferais cependant l'effort d'une phrase pour mieux situer le problème : Mike Patton s'il faisait partie d'un groupe de death metal. Les éructations et le chant clair de Mike Gilmore (chanteur attitré au sampler comme ... Patton) est une copie conforme de celui du grand Mike. Les interludes de carnaval semblent subtiliser à Mr Bungle tandis que les interstices mélodiques rappellent inévitablement Fantömas. Patton, Patton, Patton. Pas du mauvais Patton pourtant et d'assez bons riffs aussi. Le mot d'ordre diplomatique est donc "potentiel". Il faudra cependant des efforts pour que ce quatuor se distingue et passe au travers de cette comparaison envahissante.
http://www.myspace.com/hunabku
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